Quand on allume les lampes, toute la salle prend la couleur d'un rubis tenu devant une flamme. Dans cette lumière rouge, une femme lève les yeux et voit, de l'autre côté de la salle, le visage qu'elle a peint avant de savoir à qui il appartenait.
Le fond de ce tapis est ce rouge-là, profond et lent comme le vin. De son cœur, l'or, le sable et le brun se déploient en longues courbes, comme la lumière qui tourne à l'intérieur d'une pierre. De fins fils d'or errent librement dans le rouge, ces petits défauts auxquels un joaillier reconnaît une pierre véritable.